es nanas qui ont osé changer de job

Le mois de janvier est terminé avec ses bonnes résolutions de nouvelle année.
Un mois de bonnes résolutions, 11 mois pour les mettre en pratique !
Et si c’était Faire un job qui nous plait, aller au bout d’une idée qui nous hante, nous tente, accomplir un projet professionnel caressé depuis déjà un temps certain ou un certain temps.
Caressé, le mot est doux mais la réalité est parfois dure mais l’envie est là forte et motivante, irrésistible et Nous les nanas, quand on a une idée en tête, on fonce.
Elles s’appellent Corinne, Viviane, Sybille, Anne Laure, Aurélie…..
Elles ont créé, Envie de fraises, Caramel au sucre, Caramel and Pepper, Balianse, La Petite Mendigote, des noms sucrés comme leur nouvelle vie ? Sucrée peut être pas, pimentée OUI.
Sur un coup de tête, sûrement pas. L’idée était là, elle tissait son chemin dans les méandres d’un cerveau bien organisé qui répondait aux diktats de mots comme : Entreprise, vrai métier, rentabilité, études sérieuses qui tracent des voies établies, sécurité.
Et puis les mots s’inversent : Entreprendre, vrai passion, débrouille, études qui n’ont plus rien à voir, risque. Mais un nouveau mot est arrivé sournoisement dans la liste: « Plaisir » et il fait tout basculer.
Mais qu’est ce qui va faire qu’un matin, on se lève et on se dit : J’arrête ce que je fais et je passe à autres choses. Le Déclic ?
Un plan de restructuration pour Corinne
Employée chez CHANEL depuis de nombreuses années, belle notoriété, beau job, belle équipe et un jour, on lui propose une nouvelle mission, mais cela ne lui plait pas. Elle a quarante ans, « un âge symbolique »nous dit elle et sa petite idée est là présente dans sa tête depuis des années. Corinne aime le bien être, le toucher, elle aime masser.
Déjà chez Chanel, elle avait suivi des cours de massage pour le plaisir, voilà le mot est dit. Et cette restructuration lui fait poser LA question qu’on devrait un jour toutes se poser : Qu’est ce que j’ai envie de faire ?
La réponse s’est imposée : Venir au massage, au Bien Être et en faire un métier.
Alors, on se donne les moyens d’arriver, les formations s’enchaînent et ne s'arrêtent jamais, on cherche le local…

Des regrets ? Non, même si des périodes de doute arrivent.
« Je voulais une nouvelle façon de vivre, une organisation plus souple (2 enfants).
Je me nourris du bien fait aux gens qui viennent, mon métier est gratifiant.
Oui, c’est sûr, la liberté a un prix mais je me sens en harmonie avec moi-même ».
Je confirme, elle fait vraiment du bien aux gens, un pur moment de bien être.
Avis aux chanceuses parisiennes.
Du côté d'Aurélie, tout part d'un voyage ( photo principale). Un tour du monde à sac à dos, à l'âge de 25 ans, avec des rencontres ... D'un hasard aussi ... Aurélie perd ses bagages dès le début du voyage et rencontre une femme qui va l’héberger en attendant de savoir si on retrouve les bagages. « Le matin, on part de Paris, l’après midi, on est dans les souks » entrainée par cette femme qui était à la tête d’une association qui venait en aide auprès des femmes des bidonvilles. Elle retrouve ses bagages. Quelques jours après, elle repart faire son tour de un an, mais bousculée, la fameuse idée commence à émerger : Elle reviendra d’Inde avec un vrai projet de commerce équitable. « Les évènements se passent mais l’idée murit ».
École de commerce, un travail dans l’informatique avant de partir, un travail dans l’export au retour, mais elle n’est pas complètement épanouie.
« A 40 ans, je monte ma boite. Je bosse en entreprise avant de me lancer ». Mais l’idée progresse plus vite….elle n’attend pas, elle se lance à 30 ans.
« Un cap », décidément les changements de dizaines pour les femmes sont sources de remise en question.
En avril 2008, l’idée se transforme en un beau projet, une marque de sacs, BALIANCE voit le jour. Fidèle à son idée, elle part en Inde acheter son cuir, voir les femmes de la coopérative. Depuis la marque évolue mais reste à ses valeurs communes que sont le progrès, l’exigence de qualité, le respect des animaux, des hommes, de ses conditions de travail et de son environnement. Balianse concilie performances économiques et créatives, valeurs éthiques et humaines.
Anne-Laure aussi connait les voyages, elle part à 18 ans en Chine, et va pendant 10 ans faire des allers retours, monte une société de conseils,aide les entreprises à s’installer en Chine.
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Publié le 7 février 2010