Depuis des décennies, l’avortement se présente comme une question clef dans nos sociétés et l’est tout autant de nos jours : confrontations des différentes législations des pays membres de l’Union Européenne, actions des associations pro et anti-avortement, positionnement de l’Eglise, regard de l’entourage, opinions personnelles… De plus, en tant que femmes, ce sujet ne peut nous laisser indifférentes car nous sommes toutes susceptibles d’être concernées un jour ou l’autre. D’un point de vue statistique, on relève que chaque année il y a plus de 200 000 avortements en France, soit 14 Interruptions Volontaires de Grossesse (ou IVG) pour mille femmes de 15 à 49 ans malgré une certaine subsistance des avortements clandestins (par ailleurs, on estime que plus de la moitié des avortements faits dans le monde le seraient). Il nous semblait donc important d’apporter un éclairage sur cette thématique sensible en essayant de résumer au mieux le déroulement d’une IVG.
Quelles raisons pour quelles démarches ?
Tout d’abord, il faut bien se rappeler que l’avortement est avant tout un droit. En effet, depuis la Loi Simone Veil de 1975, toute femme en France dispose du droit d’interrompre sa grossesse volontairement, l'avortement ne pouvant être pratiqué qu'avant la 12ème semaine de grossesse, c'est-à-dire 14 semaines après le début des dernières règles. Après, il est toujours possible d’avorter mais alors seulement pour des raisons thérapeutiques : pour des raisons médicales tenant soit au fœtus soit à la femme enceinte. On parle dans ce cas d'interruption médicale ou thérapeutique de grossesse.
Les raisons qui amènent à se poser la question d’une IVG sont multiples : oubli de pilule, accident, défaut de contraception, risques thérapeutiques pour la femme ou le fœtus, manque d’informations ou viol (…) et ne sont jamais banales. Même chez des personnes jugées suffisamment aptes pour avoir un enfant (âge, situation personnelle et matérielle…), apprendre que l’on est enceinte peut parfois très mal tomber, voire être vécu comme un vrai drame psychologique si l’on ne se sent pas « prête ». Par ailleurs, un enfant se fait à deux, peut coûter cher ou tout simplement ne pas être désiré. Dans tous les cas et même si on ne le cautionne pas forcément, il faut respecter ce choix extrêmement difficile (avec toutes les conséquences qu’il implique) de la jeune femme et ne pas émettre de jugements a priori.
Une fois la décision prise, il est conseillé de prendre contact avec un hôpital public ou une clinique privée qui pratiquent des IVG (elles sont toujours effectuées dans des centres agréés). On peut aussi voir le médecin de son choix et pour toute information ou pour parler, il ne faut surtout pas hésiter pas à appeler un Planning Familial : la prise d’informations immédiate est cruciale pour que les choses se passent le mieux possible et soient le moins traumatisantes.
Comment cela se passe-t-il ?
Lorsque le risque de grossesse supposée survient très peu de temps après les rapports sexuels, il existe tout d’abord ce que l’on appelle la pilule du lendemain ou « Norlevo » : il s'agit d'une pilule contenant une dose élevée de progestatif prescrite après une éventuelle fécondation. Une administration de Norlevo équivaut à la dose additionnée du progestatif de cinquante pilules contraceptives. Cette grosse quantité d'hormones peut bloquer l'ovulation ou provoquer un avortement par le même mécanisme que le stérilet si elle est donnée à l'époque de l'ovulation. Mais elle est inefficace dès que le processus d'implantation a commencé. En cas de rapport sexuel non protégé, il est possible d'intervenir très rapidement pour éviter une éventuelle grossesse soit par la prise le plus rapidement possible de la pilule du lendemain, soit par la pose (obligatoire effectuée par un médecin) d’un dispositif intra-utérin (stérilet) dans les cinq jours.
L’état de la grossesse va ensuite conditionner la manière dont l’IVG sera pratiquée. Lorsque l’embryon est encore très petit, c’est-à-dire jusqu’à environ 7 semaines après les dernières règles, on utilise indifféremment la méthode mécanique (instrumentale par aspiration dite méthode de Karman) ou la méthode médicamenteuse. Il faut savoir que l’on opte de plus en plus pour la méthode médicamenteuse parce que beaucoup de femmes la considèrent comme étant moins traumatisante et moins invasive que la méthode mécanique. Cette méthode nécessite 4 consultations médicales : 1er rendez-vous, première prise des médicaments, seconde prise et rendez-vous de contrôle environ 15 jours après l’IVG. Après sept semaines, l'aspiration est la technique de choix privilégiée et sera souvent assortie d’un curetage des parois utérines.
Lorsque l’on pratique une IVG dans un établissement de santé, celui-ci peut garantir un total anonymat. De plus, les mineures ne sont pas obligées de mettre au courant leurs parents, par contre, elles doivent faire appel à un adulte référent qui les soutiendra tout au long de la procédure. Qu’il soit mécanique ou médicamenteux (le geste de prendre les comprimés reste très personnel), l’avortement peut être suivi par une prise en charge psychologique. Sur le plan pécuniaire, l'avortement médicamenteux coûte de 257 Euros à l’hôpital à 190 Euros s’il est effectué en cabinet. L'avortement par méthode chirurgicale coûte quant à lui de 190 Euros à 275 Euros tout en sachant que dans la majorité des situations, une hospitalisation de moins de 12 heures est suffisante. La sécurité sociale prend en charge 80% des frais de l'intervention et, même si certaines mutuelles peuvent rembourser le reste, il est toujours possible de demander l'aide médicale gratuite. Les mineures et les non-assurées sociales peuvent bénéficier d'une prise en charge financière totale par l'état.
Les réticences et leurs conséquences :
Il faut savoir que ce sujet reste encore très tabou même auprès des personnels de santé et que certains médecins refusent tout bonnement de pratiquer une IVG pour des raisons éthiques, déontologiques (au bénéfice de ce que l’on nomme « la clause de conscience ») ou religieuses. C'est son droit, par contre il a l'obligation d’informer la patiente dès le premier rendez-vous et doit également lui remettre le dossier guide avec les adresses d'organismes qui pourront la soutenir dans ses démarches. Pour ces raisons, il peut s’avérer difficile de rester « dans les temps » pour se faire avorter et il ne faut donc pas hésiter à consulter au plus vite un, voire plusieurs médecins dès les premiers signes d’une grossesse non désirée. Encore une fois, il est aussi toujours préférable de prendre contact avec le Planning Familial dès le début.
Le cumul des réticences médicales, des délais d’attente trop longs qui rendant rapidement l’avortement hors délai et, disons-le tout haut, d’un certain mépris (ou d’une mauvaise prise en charge morale) des patientes (selon de nombreux témoignages) par le personnel médical, a fait que les filières d’avortement à l’étranger se sont beaucoup développées ces dix dernières années. Il n’est donc pas rare que l’on se tourne vers d’autres pays pour avorter à condition toutefois d’y mettre le prix… Suisse, Angleterre (délai légal de 24 semaines) et surtout Espagne sont des pays très demandés. En effet, la législation, en Espagne notamment, est souvent plus souple qu’en France quant aux critères (la loi espagnole ne fixe pas de limites de temps lorsque le motif invoqué est le « risque pour la santé physique et psychique de la mère ») et aux délais pour interrompre volontairement sa grossesse (on peut aller jusqu’à 5 mois voire plus dans certaines cliniques de Barcelone qui pratiquent des avortements dits « tardifs »…). A titre indicatif, les tarifs espagnols qui ne sont bien évidemment pas pris en charge varient de 330 Euros (avant la 12ème semaine) à plus de 3 300 Euros (dès la 25ème semaine).
Et après ?
Même si en général les choses se passent bien (sur le plan physiologique), on évoque rarement les douleurs physiques et morales et les suites post avortement. En ce qui concerne les conséquences physiques, parmi les complications immédiates, on retrouve des risques d’hémorragies, de perforation de l’utérus ou de l’intestin et donc d’infection. Par la suite, une IVG peut engendrer des risques de stérilité, de grossesses extra-utérines et de naissances prématurées pour les futures grossesses. En outre, les gynécologues constatent qu'un nombre croissant de femmes viennent les consulter pour des irrégularités menstruelles, des pertes accrues ou des rapports sexuels douloureux suite à des avortements. De son côté, la pilule du lendemain peut entraîner des nausées, des vomissements, des maux de tête et des douleurs dans les seins.
Pour parler des séquelles psychiques (mais sans vouloir dramatiser), celles-ci sont les plus marquantes oscillant entre des sentiments d’angoisse, de culpabilité (idée d’avoir commis un meurtre) ou de regret, ce qui est tout à fait normal. Ce sont des sentiments humains qui se traduisent par ce que l’on désigne sous le nom de « syndrome post-abortif ». Plus précisément : après un sentiment premier de libération, on pourra se renfermer dans un état de déni et d’évitement qui tend à rationaliser le geste et donc à le légitimer. Après, il se peut qu’il y ait un effet de retour négatif (ou de feedback) avec des tendances dépressives (sentiment de l’échec de ne pas avoir accouché), des souvenirs, des questionnements. Dans les cas extrêmes, on parle de séquelles assimilables à un stress post-traumatique. Il faut savoir que dans nos sociétés ce syndrome post-abortif est généralement volontairement occulté et que peu de femmes osent consulter ou tout simplement en parler.
En dernier lieu, le suivi psychologique post avortement est un élément essentiel du bien-être futur de la personne qui aura avorté. Il est bien évidemment très difficile et normal de ne pas vouloir en parler par peur du jugement moral, par sentiment de honte ou de regret ou par souci de pudeur. Ainsi, beaucoup de femmes avortent dans le secret total sans que leur famille, leurs amis, voire leur conjoint ne soient informés. On comprend donc toute la peine et les difficultés de reconstruction qui peuvent exister par la suite. Dans tous les autres cas, le soutien des proches et pourquoi pas des consultations chez un psy (thérapies de reconstruction comportementalistes ou par la Gestalt par exemple) seront des outils essentiels pour éviter de se renfermer sur soi ou d’occulter un souvenir qui pourra resurgir des années plus tard. Bref, pour réussir à aller de l’avant.
Liberty : Bonjour, je tenais juste à témoigner pour celle que à§a pourrait aider. J'ai avorté il y a 4 ans, j'étais pourtant très amoureuse mais je penssais que ce n'était pas le bon moment. Je n'en ais pas parler à mon conjoint et fais cet avortement seule dans un planning familial. Le medecin qui m'a reà§u a été formidable et m'a énormément soutenue. Je l'ai fais par prise médicamenteuse et cela c'est passé très vite. Mais après je l'ai mal vécu et j'ai fini par en parler a mon ami qui a regretté cet avortement...
Liberty (suite) : ... J'ai alors beaucoup regretté mon geste. Un an après j'accouchais de ma petite princesse. Même si maintenant tout va bien l'esprit de ce petit etre plane toujours au dessus de moi... Les filles si vous avez décidés d'avorter ne laissé personne vous dire que c'est un geste criminel mais surtout faites vous accompagner car cela reste très difficile, la souffrance ne sera pas forcément physique. Faites vous entourez et parlez en à votre partenaire.
Vicky : J'ai avorté il y a 17 ans (je venais d'avoir 18 ans) et je le regrette aujourd'hui. Chaque année début avril, je pense à cet enfant que je n'ai pas voulu. Depuis cet IVG, je ne voulais pas d'enfant. Mais aujourd'hui, j'y réfléchis un peu plus (horloge biologique oblige). Ce que je n'ai pas fait, c'est d'être suivie psychologiquement. Alors pensez-y et courage!
Anonyme : Quelqu'un peut il m'expliquer comment à§a fait quand on fait une fausse couche??merci
manuel : no me abrio el video considero que debe ser muy bueno bonna notte
Minette : Bonsoir. je ne viserai pas du doigt les personnes qui avortent mais ça me déchire le coeur. des personnes reverai d'avoir un enfant alors que certaine les jettent comme des mouchoirs en papier. j'ai enterré mon fils il y à un mois et je reverai d'entendre ne serai ce qu'un cri. il est parti à 6 mois de grossesse et par moment c'est atroce. je ne peux pas passer 2 jour sans penser à lui. il était malade et peu de personne voulais de lui. ayant été poussée à avorter, je me suis battue de toute mes forces pour lui. il n'est plus la et il y à des heureux. en attendant, je fais tout pour ne pas sombrer. s'il vous plaît réfléchisser avant de pousser une mère à avorter.
Anonyme : l'avortement est un droit certes mais j'ai du mal à tolérer que certaines femmes s'en servent comme un moyen de contraception. à‰videmment un oubli ca arrive, une capote qui craque c'est pas de chance. Quant au viol et raison de santé je trouve légitime que la grossesse soit interrompue. Mais POURQUOI certaines femmes ne se protègent jamais et ensuite pratique ce geste qui n'est pas sans conséquence physique et psychologique ? Mieux vaut prévenir que guérir dit on eh bien je pense que ce dicton est
amy : j'aurai pu avoir déjà 3 enfants si je n'avais pas fait 2 fausses couches... J'en ai souffert pourtant je pense que l'avortement est un droit inaliénable pour chacune meme si je crois que je n'aurai pas eu le courage de le faire!
Léa : Bonjour, j'ai avorté il y a bientôt 2 ans , j'avais 16 ans, j'aimerais beaucoup parler avec des femmes a qui cela est arrivé car cela fait maintenant 2 ans que je suis en depression , et 1 an et demi que je suis avec mon amoureux et que je lui en fou plein la gueule et il n'en peu plu et moi non plus , aidez moi ....
amy : salut léa! Comme je l'ai dit en dessous je n'ai pas vécu mais si tu as besoin d'en parler je suis là . Biz et ne te décourage pas.
Jessie : Bjr!Je suis tombée enceinte accidentelement + ou - on peut dire et je lai apri seulment a la 7eme semaine jai pri mon courag a 2mains et jen ai parlè a mon copain ki a ètè otan surpris ke moi mais il ma ètè trè compréhensif è trè tendre avc moi!Il ma ècoutè on en a parlè et on a pri la douloureuse dècision de ne pas le garder!Ce fut un choix trè dur il lai tjr!Certain soir sans aucune raison ji repense et jen pleur!C une dècision et un acte psychologiquement trè dur mai je sai kon a pri la bone dècision il a a peine 19an moi 22an on comence a peine dan la vie active et on vi chez ses parent donc si je lavai gardè il orai ètè maleureu car nou n aurion pa pu lèlevè corectemen et je ve pour mes enfan ce ke je nai pa eu.Je c ke jai bien fai mais c une dècision vraiment pa facil et ki pe nous amenè a regrètè mem si on est sur de nous!
amy : je suis d'accord avec toi jessie dans ta dernière phrase.
joe : bjr,
c'est assez ironic d'en parlé avec des personnes que je ne connais pas plutot que mes proches...comme quoi...J'ai choisi l'IVG il y a 4 ans maintenant, décision que je n'ai jamais regretté. Tristement le peu de personnes qui l'on su m'ont jugé, et celles qui n'ont rien dit n'en n'ont jamais reparlé comme si celà dérangait. Je pensais avoir fait le bon choix et attendais du soutien mais rien, alors j'ai tout gardé pour moi avec honte. Recemment une copine m'a parlé de l'IVG d'une de ces potes qu'elle la soutenait dans sa démarche car elle n'était pas prette à avoir un enfant, qu'elle ne se sentait pas capable. Je me suis sentie visé parceque c'etait mon histoire aussi. Je lui ai juste dit que je comprenais, que c'était bien de la soutenir que ca pouvait arrivé même quand on se protège et que si celà m'arrivait j'aimerai qu'on me soutienne. En disant celà j'ai compris ce qui m'a manqué et surtout j'ai répondu comme si cela ne m'était jamais arrivé. D'ailleurs quand le sujet tombe à la télé ou autre je peux en parler comme si je ne l'avais pas fait. Je pense que je nie, je n'ai pas oublié mais la pression de mon entourage à créer comme un bloquage.Je prend aussi les choses de façon négative je me dis que je ne veux pas d'enfants car aprés avoir fait cela soit je ne le mérite pas, soit il m'arrivera un truc pendant la grossesse.Une de mes amies est tombée enceinte, elle ne sait pas mon histoire et me parle beaucoup de son enfant avec fierté arrivée à 7 mois "ce ventre arrondi" me dérange même si je lui dit tout le temps que c'est super pour elle et ne souhaite que son bonheur.En faisant le bilan je me dis que si j'avais été soutenue, si je pouvais en parlé ca aurrait été différent, j'essais de relativiser en lisant des articles sur l'IVG des avis qui soutienne ce choix, ce droit. Je trouve cela terrible de se sentir jugée ou de sentir un regard qui veut dire "c'est mal" pour un choix qui n'est pas évident. j'ai envie de dire à ces personnes qu'elle jugent sans savoir,qu'elle se cachent derriére la morale pourtant elles aussi peuvent un jour être confronter à ce choix.Je ne me souviens plus trop combien mais j'ai vu dans un magazine qu'il y avait un nombre important de personnes dans le monde contre l'IVG et que plus de 75% de ces personnes étaient des hommes. j'ajouterai que le problème de la société sur l'IVG c'est bien l'ignorance.
nterview d'une chef d'entreprise et amoureuse de la cuisine - Cuisine en Choeur
7min 7sec - Stéphanie Gay est une quadra dynamique et ambitieuse qui a fait naitre de sa passion "la cuisine" une idée originale et porteuse : des cours de cuisine destinés aux entreprises et à leurs employés. Une thérapie de groupe plus ludique et gourmande afin de régler certains problèmes et conflits au sein d'une société et de passer un bon moment en équipe !
Voici l'interview de Stéphanie, créatrice de Cuisine en Choeur.