ost-avortement


Nadia, 27 ans : Je me suis fait avortée il y a un an. Je n'étais pas prête et je suis entrain de finir mes études ... De plus, je n'étais pas certaine de rester avec le "papa" toute ma vie avec qui j'étais depuis quelques mois.
Aujourd'hui, je suis toujours avec le même garçon que j'aime de tout mon coeur et lorsque je vois des enfants dans la rue, j'ai envie de vomir.
Je me sens tellement coupable. J'ai l'impression d'avoir tué un enfant. Aidez-moi à mieux accepter cette décision.

La réponse de Zoé - Psychologue clinicienne : Chère Nadia,
Tu connais les raisons matérielles et rationnelles pour lesquelles tu as décidé d’avorter, ce ne sont pas celles-ci qui te perturbent aujourd’hui.

Un avortement n’est pas un acte isolé dans l’histoire d’une femme, il est porteur de sens, il est chargé de fantasmes, c’est justement ces derniers, qui émergent aujourd’hui et suscitent une forte culpabilité chez toi.

Selon Mme Tamian-Kunégel( L’avortement et le lien maternel, 1997, Lyon, Chronique sociales ) le vécu douloureux et culpabilisé, « faisant état de regrets, d’épuisement physique et d’état dépressif succédant à l’IVG » correspond à une phase de deuil que les femmes, dont la demande d’avortement était ambiguë, traversent.

On peut se demander à travers cette ambivalence s’il s’agit d’un désir d’enfant, un désir de grossesse, un désir dirigé vers un partenaire, ou à travers un partenaire d’une dépendance envers la propre mère de la femme qui se trouve enceinte.

Ainsi, Nadia, on peut comprendre que ton sentiment de culpabilité s’inscrit au sein d’un syndrome « post-abortif « que le Dr Vincent RUE décrit comme l’incapacité de la femme à exprimer la colère, la rage et la culpabilité qui entourent son expérience d’avortement, d’une part et d’autre part à faire le deuil de son bébé ( imaginaire et réel ), et par conséquent l’incapacité de cette femme à retrouver la paix.

Je pense que ton envie de vomir est un symptôme qui est en corrélation avec la prise de la pilule abortive de l’IVG, métaphoriquement, cette pulsion émétique vient réparer le geste antérieur, comme pour recracher la pilule face aux représentants vivants de l’acte« avortif « , à savoir les enfants. C’est pourquoi, il est essentiel pour toi aujourd’hui de comprendre les motifs de cette mise en acte, de cette mise en corps de fantasmes inconscients, qu’est une grossesse non désirée et le recours à l’IVG, afin de te pardonner à toi-même, car, de ce que je ressens, tu es beaucoup dans l’auto-accusation. Il faut tâcher d’exprimer ce qui ne pouvait l’être et ce qui a par conséquent été traduit en acte. C’est un long chemin vers la compréhension de soi, je t’invite à lire « la dette de vie de Monique Bydlowski « afin de t’aider dans cette voie. Je me tiens à ta disposition.





 avortement  psychologie  tristesse  culpabilité  amour  enfant 

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2 commentaires

Tite chinoise : Ne te sens pa otant coupable. tu pensais q cet enft naurai petetr pa d père,puisque tu pensais qe ton ami pouvait te quitter. tu te sentais pa prêtre. parle d ce que tu ressents à  ton copain. si tu ressents d la haine envers toi com tu ne la jamé ressentis avt, alor nésite pa à  te tourner vers une prsne compétente qi te comprendra,com un psychologue. courage à  toi.

Saphyra : Bonjour jai moi aussi eu recour a un ivg a peu pres pour les meme raison que toi sa fai 1 an. Jcomprend ce ke tu ressent sa fai mal de vivre avec le poid de la culpabilité . Ya pa un jour ou je regrette mon geste ce geste qui a changer toute ma vie et ki fai si mal. mai malheureusement on peu pa revenir en arriere..il fau simplemen aller de lavant meme si c dur. Bon courage a toi.



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