n an après avec notre nana de l’été 2009, Barbara

Souvenez-vous, c'était notre nana de l'été dernier... elle partait 3 ans avec armes et bagages, traduisez avec son mari et ses enfants faire le tour du monde en bateau.
Elle avait accepté de répondre à nos questions d’AVANT voyage et elle a encore accepté de nous écrire un bilan après un an passé sur les flots, bilan qu’elle dresse PENDANT ce voyage qui continue. Et on attend l’APRES voyage mais il faudra patienter 2 ans.
Merci Barbara de ta gentillesse. On te lit avec plaisir car tout est écrit que pour nous, les nanas de TrucdeNana et tu as tout abordé très spontanément.
Un an après avoir quitté la Rochelle le 4 août 2009 sur notre catamaran familial, me voila en Polynésie Française, soit un peu plus de 26 000 kms parcourus,
(ou 14 052 milles nautiques pour les initiées). Cette année a été dense, riche, parfois difficile, mais unique, à bien des égards, et surtout un an après,
l’important est que je reste partante pour boucler la boucle, encore deux années de voyage pour rallier La Rochelle en juin 2012.
Les découvertes
Géographiques :
Depuis que nous avons quitté le port de la Rochelle, nous nous sommes arrêtés au Portugal, à Madère, aux Canaries, au Sénégal, aux îles du Cap Vert, avons traversé
l’Atlantique, sommes arrivés au Brésil, puis sommes remontés vers la Guyane Française, Tobago et Trinidad (pour le carnaval), les Tobagos Cayes, la Martinique,
les îles vénézuéliennes (Las Roques, Los Aves), les San Blas, (îles du Panama), avons passé le canal de Panama, nous sommes arrêtés aux îles Perlas, puis aux Galápagos, enfin la Transpacifique jusqu’à la Polynésie française. Nous avons touché terre pour commencer dans l’archipel des Gambiers, puis découvert le magnifique archipel des Tuamotus, archipel d’atolls ( îles coralliennes) et à présent nous sommes dans les îles de la Société, c'est-à-dire Tahiti et ses petites sœurs.
Pour plus de détails sur les escales : www.voilierjangada.com
Maritimes :
Ce que j’aime avant tout dans le voyage, ce sont les découvertes, les rencontres, bref les escales. Je ne suis pas « marin » dans l’âme, et de longues périodes
en pleine mer (15 jours pour la traversée Galapagos- Gambier) sont difficiles à vivre pour moi. Pourtant j’ai la chance d’avoir un mari marin confirmé en qui j’ai une confiance absolue, et désormais il y a aussi mon fils qui est devenu le vrai second du bateau, efficace et fiable.
Cela n’empêche, la pleine mer au bout d’un moment me tape sur le moral, je trouve le temps long et je broie facilement du noir. Le manque d’exercices physiques m’est particulièrement pénible, je suis la plupart du temps assise ou allongée, moi qui aime bouger, nager, randonner... Mais, Ouf aujourd’hui les grandes traversées sont derrière moi, (Atlantique et le « gros » du Pacifique). Certes il reste encore des milles à courir avant de rentrer à l’écurie, mais avec des escales plus régulières et des traversées moins longues.
Bien sûr, j’ai quand même progressé en matière de navigation, je sais lire et comprendre les cartes météo et me servir de la plupart des appareils de navigation de bord. En manœuvre, mon poste est celui de barreuse, mais je ne fais jamais ça avec sérénité et plaisir. Pour moi cela reste un univers souvent hostile devant lequel je suis plutôt hermétique et me sens toute petite chose…
Familiales :
Se retrouver à quatre (papa, maman et 2 enfants) du jour au lendemain sur un bateau, 24h/24, 7j/7, n’est pas chose si simple. Il nous a fallu quelques mois avant de prendre tous nos marques, de respecter le terrain de chacun. Incontestablement aujourd’hui notre cellule familiale s’en trouve renforcée.
Nous nous connaissons bien, très bien désormais. Très peu de perturbations extérieures nous assurent une cohésion forte, nous sommes toujours sur la même longueur d’onde. Le revers : parfois un manque d’oxygène entre nous qui peut être étouffant, mais heureusement les escales et les rencontrent sont là pour y pallier. Nous nous forgeons des souvenirs communs forts et riches qui j’espère, nous souderont pour toujours…
Être également la professeur et la maman, n’est toujours simple à assumer ni à assurer. Mais le passage de nos deux enfants en classe supérieure (et même un saut de classe pour notre deuxième) me rassure sur mes compétences à enseigner. Pour plus de détails cf billet N° 65 du blog, entièrement dédié au Cned.
Conjugale :
A terre, nous avions chacun nos jobs, nos activités, nos chasses gardées…à bord, nous partageons tout, tout le temps. De tempérament plutôt affirmé chacun, il nous a fallu quelque temps pour trouver un nouveau modus vivendi. De plus du jour au lendemain, je me suis retrouvée dans un univers qui n’était pas le mien, alors que c’était celui par excellence de mon mari. Et à bord comme chacun sait, il n’y a qu’un maître à bord…alors vous pouvez imaginer les clashs du départ.
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Publié le 29 juillet 2010