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Zone 51 - Les enquêtes


  

  • Les enquêtes américaines

    Le projet Sign . C’est la toute première étude officielle sur les ovnis menée par l’Armée de l’air américaine. Le projet Sign voit le jour à la fin de 1947 : localisé dans une base aérienne de l’Ohio, il est placé sous le commandement du capitaine Robert Sneider. Classifié « d’accès restreint », l’existence de Sign est connue du grand public, qui le surnomme « le projet Soucoupe ». De nombreux scientifiques, dont des astronomes, s’y impliquent et au fil des enquêtes, les membres du projet deviennent de plus en plus favorables à l’hypothèse extraterrestre : ils remettent même un rapport en ce sens au Pentagone. Mais ce dernier est rejeté par le Ministère de la Défense américain, et bien que rendu public, il est rapidement oublié. Fin 1948, le projet Sign est remplacé par le projet Grudge.

    Le projet Grudge

    Seconde étude officielle de l’Armée de l’air américaine au sujet des ovnis et dirigé par le général Charles Cabell, le projet Grudge est très critiqué : parce qu’il procède à de nombreuses démystifications, il est accusé de poursuivre un objectif de désinformation, afin de contrer les conclusions du projet Sign, favorables à l’hypothèse extraterrestre. Et pour cause : si les enquêteurs de Sign ont reconnu que de nombreux cas ne pouvaient être expliqués de façon rationnelle, les membres de Grudge, eux, déclarent carrément qu’absolument toutes les observations d’ovnis découlent de phénomènes connus. A savoir : méprise avec un objet aérien ou atmosphérique classique, hallucination personnelle ou collective, invention pure et enfin, troubles psychiatriques ! A n’en pas douter, le but de Grudge est de se « débarrasser » une bonne fois pour toutes de la question des ovnis…

    Le projet Blue Book

    En 1951, le projet Grudge devient le projet Blue Book, la plus célèbre des études américaines sur les ovnis. Dirigé par le capitaine Edward Ruppelt, Blue Book a trois objectifs : expliquer les témoignages d’ovnis, déterminer si ceux-ci représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis et enfin, s’ils possèdent une technologie avancée éventuellement exploitable. Il joue également le rôle de porte-parole du gouvernement sur la question des ovnis. Durant ses vingt ans d’existence, Blue Book examine plus de dix mille cas, dont plus de 9500 sont expliqués.

    En 1953, le capitaine Ruppelt démissionne et c’est le capitaine Charles Hardin qui reprend la direction du projet Blue Book. En octobre 1955, il publie un rapport spécial concluant à l’inexistence des ovnis. Au cours des années qui suivent, Blue Book connaît plusieurs changements de direction successifs et en 1966, sa position sceptique amène plusieurs scientifiques membres du projet, donc Josef Allen Hynek à s’en retirer.

    Face à ces divergences, le gouvernement américain commande un rapport d’expert au docteur Edward Condon, de l’université du Colorado, afin d’établir ou non la réalité du phénomène ovni. Ce rapport, rendu public en 1969, conclut que malgré de nombreux cas inexpliqués, il n’y a cependant pas suffisamment de preuves pour soutenir la thèse extraterrestre et que par conséquent, les études sur les ovnis devaient être purement et simplement abandonnées !

    Le rapport Condon signe la fin du projet Blue Book qui est dissous en 1970. Depuis, les Américains n’enquêtent plus officiellement sur les ovnis…ce qui ne les empêchent pas de mener des enquêtes officieuses !

  • Les enquêtes françaises

    En France, il existe plusieurs organismes officiels d’enquête sur les ovnis. Le plus important d’entre eux est le GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les PAN, Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) , qui fut anciennement le GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, de 1977 à 1988) puis le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique, de 1988 à 2005) – j’espère que vous suivez !

    Lorsqu’il s’appelait GEPAN, cet organisme était chargé d’étudier les ovnis ; de coordonner les rapports de la gendarmerie, de l’aviation civile, de l’armée de l’air et de Météo France ; et d’informer le public en rédigeant des Notes Techniques. Quand il devint le SEPRA, il fut chargé de prévoir et d’étudier les rentrées atmosphériques de météores ou de satellites ainsi que d’analyser les informations concernant les PAN. En 2000, l’étude des rentrées atmosphériques lui fut retirée afin qu’il se consacre uniquement à celle des ovnis. Oui mais voilà, contrairement au GEPAN, le SEPRA n’ayant pas beaucoup de moyens financiers, il ne pouvait donc pas mener d’enquêtes de son propre chef et avait seulement accès aux rapports des gendarmes et des pilotes.

    Enfin, en 2005, le GEIPAN est créé. Il comprend quinze membres représentant les autorités civiles et militaires françaises, et le monde scientifique. Les cas étudiés sont classés en quatre catégories : A) les cas parfaitement identifiés avec preuve à l’appui (9 %) ; B) les cas probablement identifiés mais sans preuve formelle (33 %) ; C) les cas non identifiables par manque de données physiques ou imprécision des témoignages (30 %) ; et enfin D) les cas de phénomènes non identifiés (28%).

    SETI

    Né en 1959, le programme international SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) est dédié à la recherche d’une vie extraterrestre. Pendant longtemps, SETI a collecté et analysé les données recueillies par le radio télescope situé à Arecibo, à Porto Rico, dans l’espoir de découvrir un signal d’origine extraterrestre. Mais le problème, c’est que radio télescope écoute les étoiles sur des millions de fréquences différentes, et qu’il n’existait aucun ordinateur au monde capable d’analyser une telle quantité de données.

    Pour pallier à cette difficulté, en 1999, les membres de SETI ont lancé le projet SETI@Home, visant à associer des ordinateurs de particuliers au travail de lecture et d’analyse des ondes. Pour cela, il suffit aux volontaires de télécharger un logiciel d’analyse et de se connecter au programme SETI@Home. C’est en quelque sorte, le plus grand et le plus puissant ordinateur de la planète !

    Si lors de sa création, SETI avait été plutôt vu d’un bon oeil, il a été passablement controversé au cours de ces dernières années, notamment en raison de l’absence de tout résultat jusque-là. Ces voix critiques ignorent sûrement que la patience est toujours récompensée !
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